Et je plane, à travers les montagnes rustres, sans fatigue, sans peur et sans joie. Devenu stoïque, car je devais faire attention à moi. Mais où sont ces passions enflammées qui me gardaient éveillé de l’hiver à l’été? J’ai dû étouffé de sable et de couverture ce qui me brûlait, me consumait, me réduisait en cendre sans que je ne le demande. D’un pôle à l’autre j’ai navigué pour me retrouver dans cet état glacial, où je suis seul, où mon derme, mon épiderme c’est transformé en pergélisol. J’ai laissé marcher sur mes sentiers des pieds qui n’étaient pas glacés, mais ma surface ne peut se réchauffer. J’ai voulu pour bien faire, sans mal, avec autant de mal, cesser de souffrir, cesser d’aimer à me déchirer, cesser de me déchirer de passion incontrôlée, cesser d’être ce que je suis et j’ai réussi. Je me retrouve là et lasse sur un promontoire de glace à devoir y faire face. Je ne sais pas par où commencer, par la tête ou par les pieds pour m’en sortir où y retourner. J’ai longtemps souhaité ne plus avoir mal et quand j’ai soif de passion ma tête réclame maintenant mon silence, m’étouffe, me bâillonne, il faut que je le raisonne. Donne-moi le juste milieu, ni glace, ni feu, pour que je sois heureux. Laisse-moi sortir de mon antre, laisse sortir la bête, laisse partir ma tête. Craque une allumette à mes pieds, je m’occupe du reste.
hihi j’aime tellement ton humour tes pas mal fin, je t’èèèème
Francine: Mais non… je suis un grand glaçon maintenant! 😉
Comme j’aimerais te caliner, te chérir, te bercer sur mon coeur comme dans le passé …